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Berdoues et le département du Gers

Le village de Berdoues

ENTRE LA GASCOGNE ET LES PYRENEES

Partir à la découverte de l’Abbaye de Berdoues, c’est également découvrir son village et son environnement alentours. Berdoues, un village au coeur de l’Astarac dans le Gers à découvrir pour sa nature préservée, et son histoire riche. Un territoire de biodiversité mais également d’attractivité et de tourisme qui a pour ambition de se faire connaître au plus grand nombre.

Berdoues, une commune de plus de 400 habitants où il fait bon vivre, nichée au milieux de coteaux et d’une nature préservée, en témoigne la forêt domaniale de Berdoues de plus de 389 hectares.

Le territoire actuel de la commune de Berdoues a été formé par la réunion de l’ancienne commune de ce nom avec une section de Belloc saint Clamens (loi du 28/03/1858) et avec l’ancienne commune d’Arcoues (loi du 11/03/1868).
La commune fait partie du canton de l’arrondissement de Mirande. Elle est située à 4 kilomètres au sud de cette dernière ville et à 28 kilomètres d’Auch. Son village qui est le point central est à l’est du méridien de Greenwich à 0° 24’ 25’52’’ et 43° 28’ 55,39 Nord à une altitude de 167 m.
Son altitude moyenne est de 204 mètres.

Elle a pour limite au nord les communes de Mirande et de saint Martin ; à l’ouest celle de saint Maur ; au sud celle de Ponsampère, saint Michel et de Belloc saint Clamens ; à l’est celle de saint Médard.
La superficie totale, d’après l’évaluation du cadastre est de 1260 hectares 9 ares et 46 centiares. Son périmètre est de 32200 mètres.

Comté d’Astarac

Le comté d’Astarac était divisé en quatre châtellenies:

  • Châtellenies de Castelnau-Barbarens
  • Châtellenies de Durban
  • Châtellenies de Montcassin
  • Châtellenies de Villefranche.

Il comprenait, en outre, le perche de Mirande et divers lieux
abbatiaux et hommagers, comme Aujan, Faget, Idrac, Ponsampère, Pavie ou Seissan.
La bastide de Mirande, construite en 1280, devint la capitale du comté
d’Astarac en 1297.

(Sources : “Histoire de la Gascogne  de l’Abbé Monlézun” et “Mirande souvenir d’histoire de l’Abbé Cazauran”)

Le Bois de Berdoues: historique du bois de violes à la forêt domaniale d’Armagnac

 

C’est en 1134 que Bernard 1er fit donation aux moines de Morimond de la terre de Berdoues et du bois de Berdoues appelé alors Bois de Bioles ou de Violes. La charte 92 du Cartulaire de l’abbaye de Berdoues a conservé la mémoire de cette donation.

Après la création de la Bastide de Mirande, les moines durent accorder des droits d’usage très étendus aux Mirandais dans les forêts leur appartenant. Mais la donation dut être faite en termes très vagues et très imprécis, car ce fut l’origine de discussions qui durèrent une trentaine d’années entre l’abbaye et les Mirandais. Ces derniers réclamèrent d’abord la propriété indivise des bois de Violes, de Mimalé et de Corts. Une première transaction intervint en 1290 passée devant Fredspalhers, notaire, et au monastère même de Berdoues.
Un nouvel accord fut passé en 1299 devant Géraud de Quersin, notaire à Mirande. Entre autres choses, cet accord fixait les limites du Bédat ( Bois réservé aux moines ) que les Mirandais ne devaient pas franchir. Les droits d’usage, d’ailleurs, n’étaient pas limités, semble t-il aux habitants de Mirande.

Mais, en 1320, au cours d’un voyage du Roi Charles-le-Bel en Aquitaine, les Mirandais se révoltèrent pour sauvegarder leurs privilèges menacés. La révolte fut bientôt étouffée, mais la ville fut condamnée à payer au Roi une amende de 10 000 livres. Pour se libérer, les Mirandais voulurent vendre les bois de Corts et de Mimalé. Mais il était nécessaire, pour cela, d’obtenir l’assentiment de l’abbaye de Berdoues, et de mettre fin aux difficultés toujours pendantes entre les religieux et la ville. Ce fut l’objet d’un accord passé en 1321. L’abbaye autorisa la vente en question, mais les Mirandais durent reconnaître qu’ils n’avaient aucun droit sur le bois de Violes.
Au cadastre de 1741 de la Serre- Berdoues, le bois de Violes figure pour 400 arpents, 1 casal, 1 place. (Mesures de Mirande). Soit 457 ha, 42.

Après la Révolution, le bois de Violes devint la propriété de l’Etat. La forêt ne devait pas rester longtemps domaniale. En exécution de la loi du 25 Mars 1831, ordonnant la vente des biens saisis pendant la Révolution, le bois de Berdoues fut mis en vente en 5 lots, le 12 janvier 1833 à la Préfecture du Gers. Les 5 lots furent d’abord vendus séparément, puis remis de vente en bloc, et acquis, par Monsieur Lasserre Jean-Baptiste, domiciliée à Orbessan. La contenance indiquée était de 353 ha 23 a. La forêt resta la propriété de Monsieur Lasserre jusqu’en 1918. Madame Lasserre, veuve Delmas, fille unique, héritière de monsieur Lasserre vendit en 1918 la forêt de Berdoues à Monsieur Boisvert, industriel demeurant à Mirande. Il l’exploita en forestier averti, soucieux de l’avenir de la forêt. Il se préoccupa du reboisement des vides importants qui existaient dans sa forêt.

Dès 1928, la Chefferie d’Auch, saisie des propositions de vente de la forêt par Monsieur Boisvert, demandait l’acquisition de cette forêt par l’Etat. L’achat fut autorisé par décision du 27 juin 1929 et l’acte de vente fut passé devant Monsieur MIR, Notaire à Auch, le 3 Août 1929.
Redevenue Forêt Domaniale, elle fût d’abord appelée Forêt de Berdoues et, à ce jour, à notre grand regret, Forêt Domaniale d’Armagnac.

D'où vient le nom du village de Berdoues ?

Les chercheurs sont divisés sur l’étymologie du nom de la commune Berdoues.
Le mot Berdoues, en patois berdouos, d’après la même tradition conservé dans la localité viendrait du mot verdure, Berdoues ne signifierait autre chose qu’une terre verdoyante et un climat doux.
Les moines Cisterciens nommaient leurs différentes abbayes avec leur sens de la poétique de l’espace et ceci étaye donc cette version de l’origine du nom de Berdoues.
D’autres enfin, et M. le chanoine de Monlezun en particulier dans son histoire de la Gascogne, veulent que le mot Berdoues vienne de Bordes qui étaient des poètes gaulois ou celtes occupés à chanter les actions des héros pour entretenir et exciter le courage et l’esprit guerrier parmi leur concitoyens. Si cette étymologie est vraie, pourquoi n’a-t-on pas écrit et dit Bardouos en patois puisque l’on dit Bardos pour bardes et en second lieu pourquoi une petite portion de la vallée de la Baïse appelée Berdoues avait elle le privilège plus qu’une autre d’être habitée par des bardes nombreux. Ce pays était peu ou point habité, ces poètes chantaient donc dans le désert leurs dithyrambes tyrtéens.
Comme on le voit, rien de bien certain sur l’étymologie du nom de la commune de Berdoues.